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L’apprentissage de langues secondes confère des bénéfices considérables, mais dans quelle mesure? Examinons dans cet article inspiré des conclusions de la Revue de la littérature sur l’impact de l’apprentissage de langues secondes (2017), l’impact de l’apprentissage de langues secondes sur le plan cognitif.

Pourquoi les langues? Les langues façonnent les cerveaux

wll lang build brains

Ou plus précisément, l’acquisition et l’utilisation d’une langue seconde recâblent et réorganisent le cerveau. 

Effectivement, c’est la conclusion de plusieurs recherches, dont celle d’Ellen Bialystok, professeure à l’Université York, et d’Ana Inés Ansaldo, professeure à l’Université de Montréal (Gouvernement du Canada, 2016). Les cerveaux bilingues ont une composition et un fonctionnement différents des cerveaux unilingues, ce qui permet aux personnes bilingues de rester plus concentrées et de reconnaître plus facilement l’information pertinente dans un flux d’information superflue et contradictoire (University of Reading, 2015).

Les langues façonnent la mémoire

Le bénéfice le plus important de l’apprentissage d’une langue seconde sur le plan cognitif est sans contredit tout ce qui touche au maintien des capacités cognitives.

Il faut compter la génération d’une réserve cognitive chez la personne bilingue qui la rend plus résistante aux séquelles résultant de lésions cérébrales (AVC, abus d’alcool, traumatisme crânien, etc.). Les personnes bilingues ressentent également les signes de l’Alzheimer plus tard que les personnes monolingues, puisqu’elles peuvent fonctionner normalement durant les premières phases de la maladie. 

De plus, le cerveau bilingue contient davantage de matière blanche, ce qui permet d’assurer une meilleure circulation de l’information entre les parties du cerveau et, par conséquent, de retarder ou de prévenir l’apparition de troubles de mémoire liés au vieillissement.

Bref, mettez toutes les chances de votre côté et apprenez une langue seconde dès maintenant! L’âge d’acquisition d’une langue seconde est sans importance, c’est l’utilisation régulière de plus d’une langue qui façonne les cerveaux (Wodniecka et al., 2010).

Bibliographie